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Techniques de panneaux

Le procédé actuel

• L'agrément et l'homologation

 

     À partir de 1947, selon l'instruction générale sur la signalisation routière, chaque fabricant désirant fournir des panneaux de signalisation à une administration doit reçevoir un agrément délivré par la commission d'agrément, portant sur les caractéristiques techniques des panneaux et le respect des modèles définis par l'instruction générale. Cette commission a été fusionnée avec la commission permanente de signalisation en 1951. De même, chaque modèle de panneau déposé par ces entreprises doivent aussi être homogués. Ces agréments et homologations pouvaient être retirés en cas de mauvaise conformité des panneaux, et ce dans le but d'obtenir une stricte uniformité de la signalisation. 

 

     L'agrément attribué à chaque constructeur comportait un numéro délivré dans l'ordre chronologique des demandes d'agrément. L'homologation des modèles de panneaux était attribuée sous la forme d'un chiffre romain et d'un chiffre arabe.

 

     Ces deux numéros devaient obligatoirement figurer au dos des panneaux, de même que l'année de fabrication afin de pouvoir contrôler que les signaux installés étaient bien conformes.

Les anciens procédés

• L'émaillage

 

          La fabrication d'un panneau de signalisation émaillé est un savoir-faire alliant la robustesse de l'acier et la brillance du verre, l'émail offrant une résistance exceptionnelle aux intempéries, aux UV et au temps. Les couleurs d'un panneau émaillé sont inaltérables.

 

          Découpe et emboutissage

          Le processus de fabrication d'un panneau émaillé commence par une tôle d'acier découpée selon la forme souhaitée (ronde, carrée, rectangulaire, etc.). Les bords sont souvent légèrement bombés ou repliés (rebordés) pour donner du relief et rigidifier la plaque. La tôle brute est ensuite soigneusement nettoyée, décapée et dégraissée. Cette étape est cruciale : la moindre trace d'impureté ou de graisse empêcherait l'émail de fusionner correctement avec le métal.  

 

          Émaillage

          Une première couche d'émail neutre, appelée masse ou émail de fond, est pulvérisée sous forme liquide ou appliquée par trempage sur les deux faces de la plaque. Cet émail est composé de poudre de verre broyée et d'oxydes minéraux. La plaque est ensuite séchée puis cuite une première fois dans un four à haute température, généralement entre 800 °C et 820 °C. Sous l'effet de la chaleur, la poudre fond et se vitrifie pour ne faire qu'un avec l'acier. La plaque ressort avec une base mate, souvent de couleur grise ou blanchâtre, prête à recevoir les décors. Cette première cuisson est appelée le biscuit.

 

          Application du décor 

          L'émail ne s'imprime pas comme de l'encre classique ; chaque couleur est un minéral vitrifiable distinct. Il existe deux principales méthodes pour appliquer le décor :  

           L'émaillage pur à la main : chaque couleur est appliquée à sec sous forme de poudre à travers des tamis ou des pochoirs. C'est la méthode la plus ancienne utilisée.

         La sérigraphie au pochoir : un pochoir découpé selon le motif du panneau est posé sur la plaque. La poudre d'émail colorée de la couleur souhaitée est saupoudrée. Le surplus est ensuite enlevé pour laisser apparaître le motif net.  Cette méthode a été inventée par Girod XXXX

 

          Cuisson finale

           C'est la particularité majeure de l'émaillage : chaque couleur nécessite un passage indépendant au four à environ 820 °C. Si un panneau comporte trois couleurs (par exemple : un fond blanc, un liseré rouge et un pictogramme noir), il devra être masqué, poudré, puis cuit trois fois de suite. Entre chaque cuisson, la plaque doit refroidir lentement pour éviter les chocs thermiques qui fendraient le verre.  

Les anciens procédés

• La peinture

 

          La

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